Payer la dîme ou faire des donations?

Dans un groupe à la maison ou dans une école Biblique:

une discussion pleine d’entrain!

« Je me suis rendu à une conférence sur la liberté financière et je me suis senti très motivé.

Je contribuais déjà à l’église, un orphelinat et à un centre de réhabilitation. La somme de toutes ces contributions constituait 10% de mon revenu net. On m’a dit que cela ne représentait pas du tout le paiement de la dîme. Je devrais  calculer cette dernière à base de  mon revenu brut. J’admets que cela me terrifie.

Comment puis-je me permettre de soustraire les 10% du brut ? Dois-je inclure l’allocation familiale que je reçois ? Comment pourrais-je soustraire d’elle  de l’argent puisqu’elle est consacrée aux enfants ? Je veux m’assurer que j’agis avec obéissance complète. Je prendrais donc un long souffle et un grand pas dans la foi ! »

OK, c’est une question difficile. Elle est le genre qui suscite plusieurs réponses. Dans l’ensemble, elles sont toutes correctes. Cela dépend de qui est  le prédicateur ou l’enseignant que vous écoutez. Je sais ce que mes instructeurs et mes pasteurs disent sur le paiement de la dîme et ils en parlent bien. Ils vous demandent simplement si vous voulez que soit béni le revenu net ou brut? La section de l’Ecole de l’Economie sur ce site web en dit quelque chose de semblable. Elle traite le sujet avec une plus grande profondeur aussi. Ce qui est d’autant plus grand est le fait que l’auteur vit exactement selon ce qu’il prêche.

Rien qu’entre-nous …

Sans prendre une position officielle, rien qu’entre vous et moi et ceci n’est pas la “Parole du Seigneur”, je ne suis pas un grand enthousiaste pour le paiement de la dîme. Je vais vous dire pourquoi.

C’est incontestablement une pratique de l’Ancien Testament qui a duré jusqu’au temps de Jésus. Assurément !  On pourrait se demander, par contre, combien de gens, autres que les Pharisiens, entretenaient cette pratique. C’est d’ailleurs, cette situation d’abandon du paiement de la dîme qui a suscité les reproches du Seigneur dans Malachie 3 :8, accusant Son peuple de le dérober.

Lisez Malachi 3. Vous recevrez du moins les véritables promesses adressées à ceux qui font ce qu’ils doivent faire. La dîme est certainement un principe dans le Nouveau Testament que les nouvelles églises ont repris. Cependant, il n’existe pas beaucoup de références dans le Nouveau Testament qui nous apprennent comment les premiers Chrétiens ont traité cette question. Etait-ce une pratique oubliée au point où personne ne s’en est souciée d’en parler, ou était-elle une pratique si courante qu’on a pas pensé à  mentionner?

A mon avis,  si on s’embarrasse trop des questions telles le choix entre le revenu brut ou  le net, puis, si en plus on s’encombre de calculer méticuleusement l’allocation familiale, le remboursement de la carte Visa, ou des supermarchés, des bons des stations d’essence, et tout le reste, on risque de perdre très vite la joie de payer la dîme. On succombe à des calculs ennuyeux de taxes ecclésiastiques. Ce ne serait plus une pratique qui plaît au Seigneur. Vous vous retrouverez du coup avec les Pharisiens qui payaient la dîme au dernier denier mais qui oublièrent les éléments, bien plus importants, ceux de la miséricorde, l’amour et la justice.

A mon humble avis, qui pourrait facilement erroné, le modèle du Nouveau Testament  arbore les concepts suivants :

1. Tout appartient à Jésus.

Ni  10%, ni 20%, ni 90%. Jésus détient le droit souverain de demander l’entièreté de nos biens.  (1 Corinthiens  6 : 19). Nous ferons donc bien d’aller vers Lui, par la prière pour commencer, puis,  par les donations effectuées selon nos convictions,  selon les indications que nous inspire le Saint-Esprit et qu’Il fait paraître en toute évidence. (Pas nécessairement selon des prédicateurs en visite. Consultez 2 Corinthiens 9:7 dans le Message).

Je n’oublierai jamais ce qu’un célèbre prédicateur de télé-évangélisme, a raconté, dans un moment d’inattention, à Miguel Diez, le fondateur de Remar. Cette organisation pourvoit à 36000 personnes gratuitement dans 52 pays. Le prédicateur disait qu’il donnait 10% de son revenu à l’église et 10% aux missions. Miguel Diez répliqua simplement pourquoi il retenait tellement du Seigneur. La question demeura sans réponse. Le prédicateur resta muet.

2. Joyeuses et extravagantes donations pour la cause du Christ.

Que ce soit pour la mission, pour les pauvres, pour l’entretien de l’églises et de ses intendants, (2 Corinthiens 9 : 6-15), je vois le paiement de la dîme comme une part qui appartient à un ensemble  de dons faite joyeusement.  Donner ne se limite certainement pas à une contribution  de 10% effectuée à l’église locale comme un devoir exécuté sous la pression des exigences qu’on s’est imposées. Pas le moindre du monde !

« A travers la grande épreuve de leurs afflictions, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l’atteste donné volontairement selon leurs moyens, nous demandant avec grandes insistances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu.” (2 Corinthiens 8 :2-5 et 9).

Personnellement, je crois que le paiement de la dîme effectué comme une obligation dans la marche avec Jésus n’est pas une démarche respectueuse envers les pauvres du monde pour qui chaque sou compte. Par ailleurs, la dîme est une pratique avantageuse, en effet, quand les riches donnent jusqu’à 10% de leur salaire de $100.000 sans rien sentir. Surtout s’ils peuvent la déduire de leurs impôts..

Je sais de même  que Jésus nous promet de nous rendre au multiple abondant ce que nous Lui donnons. Dans cette promesse, se trouve le grain de la moisson pour le pauvre. Néanmoins, je crois que quelque chose ne va pas là. Il ne ressemble pas à Jésus de nous demander d’une manière austère 10% de notre revenu. Cela manque  du rythme de la douceur, propre à la grâce et à la joie.

Vous faites bien de commencer vos donations par le paiement de la dîme …

Si vous comptez payer la dîme méticuleusement, vous serez en train de bien faire, assurément, tant que cette pratique fait partie d’un plus grand tableau,  et que vous ne tombiez pas dans le piège d’une pensée litigieuse où la dîme devient une taxe de 10% à payer à l’église.  Ce serait lamentable, onéreux et désastreux de payer la dîme ainsi. Rendez-vous auprès de Dieu avec vos données et vos chiffres. Voyez comment Il vous guidera. Ensuite, prenez votre souffle et suivez Sa voie. Marie avait dit vrai dans Jean 2 :5 quand elle prononça ces paroles : « Faites ce qu’Il vous dit. »

Les Norman

Le fondateur du La Fondation DCI

Support mondial de la mission depuis 1985.

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